Faute d’investissements publics suffisants, les universités se tournent vers le secteur privé afin de récolter des fonds. Après l’UCL, c’est au tour de l’ULB de lancer sa fondation. Dans un communiqué publié vendredi dernier, la FEF dénonçait cet appauvrissement de l’enseignement supérieur, déjà durement touché. Par ailleurs, le recours au privé n’est pas une solution si nous souhaitons garantir un enseignement qui ne soit pas dicté par les intérêts du marché.
Faute d’investissements publics suffisants, les universités se tournent vers le secteur privé afin de récolter des fonds. Après l’UCL, c’est au tour de l’ULB de lancer sa fondation. Cette fondation d’utilité publique aura pour mission de collecter des fonds auprès de grands mécènes et d’anciens étudiants. Les autorités de l’université espèrent collecter de la sorte entre 3 et 5 millions d’euros par an.
Une annonce faite alors que l’ULB fêtait ses 175 ans, mais aussi quelques jours seulement après la « piste d’économie » (en réalité déjà programmée pour 2010 par le gouvernement Demotte) incitant à diviser par deux le refinancement des universités prévu sous la législature précédente. Au lieu d’être libérés sur 7 ans, à raison de 4 millions par an, les 30 millions d’euros supplémentaires initialement prévus devraient être étalés sur 15 ans, ce qui revient à les réduire de moitié. (Voir Le Soir du 21 septembre 2009)
Dans un communiqué publié vendredi dernier, la FEF dénonçait cet appauvrissement de l’enseignement supérieur, déjà durement touché. Par ailleurs, le recours au privé n’est pas une solution si nous souhaitons garantir un enseignement qui ne soit pas dicté par les intérêts du marché. Nous risquons de voir certaines matières jusqu’alors enseignées disparaître car considérées comme « moins porteuses » par les investisseurs, détenant les cordons de la bourse. Il n’y a pour cela qu’une seule voie possible : un financement public pour un enseignement accessible à tous et de qualité.
Au sein même des universités, AGL et BEA ont dénoncé cette collecte de fonds privés et leurs conséquences lors des discours de rentrée.
Pour lire le discours de Ludovic Voet (BEA), cliquez ici.
Pour lire le discours de Marc Magnery (AGL), cliquez ici.