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thumbnail L’encomissionnement plutôt que l’action
Ce lundi 14 décembre, le ministre Marcourt inaugure la table ronde de l'Enseignement supérieur. Si celle-ci était annoncée dans l'accord de gouvernement, sa portée semble avoir évolué. De quoi parler de tout...ou de rien...

Ce lundi 14 décembre, le ministre Marcourt inaugure la table ronde de l’Enseignement supérieur. Si celle-ci était annoncée dans l’accord de gouvernement, sa portée semble avoir évolué. Selon l’accord, seule la problématique des fusions était envisagée à l’ordre du jour. Au final, le ministre propose six groupes de travail : démocratisation, financement, paysage, offre statuts et ouverture sur la société. De quoi parler de tout…ou de rien.

La FEF aimerait rappeler au ministre que cette consultation n’est jamais que la troisième discussion sur la politique à mettre en œuvre dans l’enseignement supérieur. La consultation des divers acteurs devait initialement avoir lieu jusque fin septembre, mais elle semble s’éterniser, à l’instar de l’inaction ministérielle.

Par ailleurs, la FEF tient à souligner que la politique communautaire se doit d’être guidée par l’accord de gouvernement. Celui-ci stipule clairement la nécessité d’une réduction des coûts directs et indirects liés aux études supérieures. Malgré ces promesses, les étudiants attendent toujours un geste de la part de M. Marcourt. Le ministre cherche-t-il à dédouaner ses actions futures derrière une impression de consultation des acteurs ?

Faut-il voir là un manque de confiance du ministre socialiste envers ses partenaires de l’Olivier, voire un manque d’unité derrière le programme annoncé?

Quoi qu’il en soit, la FEF est sceptique par rapport à cette table ronde, qui risque bel et bien de se transformer en bavardage redondant. Les problèmes de l’enseignement supérieur sont connus du ministre (après six mois de consultations, on peut l’espérer !), il est donc temps qu’il prenne ses responsabilités et passe à l’action.

La FEF participera cet après-midi à la table ronde pour vérifier par elle-même si ses craintes sont avérées. Elle rappellera également au ministre le problème central de l’enseignement : le sous-financement. Aussi, la FEF revendique un refinancement à hauteur de 7% du PIB pour l’enseignement, dont 2 % pour l’enseignement supérieur.

Ce refinancement est le seul choix possible en vue d’atteindre un enseignement supérieur public, gratuit et de qualité.

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