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thumbnail Surpopulation ou sous-financement ?
14 July 2010
Suite à la parution dans La Libre Belgique de ce mercredi 14 juillet de l’article intitulé « Les facs de médecine débordent », la FEF souhaite réagir.

Suite à la parution dans La Libre Belgique de ce mercredi 14 juillet de l’article intitulé « Les facs de médecine débordent », la FEF souhaite réagir.

Dans cet article, les recteurs des facultés de médecine avancent le problème de la surpopulation étudiante. Selon eux, trop d’étudiants se sont inscrits depuis deux ans en médecine. Par ailleurs, le taux d’échec reste stable. Or, les recteurs soulignent que l’insuffisance de numéros Inami disponibles frappera prochainement ces trop nombreux étudiants.

Ces arguments sont avant tout politiques. Il s’agit ici de placer les pions sur l’échiquier de l’enseignement supérieur pour mieux les avancer à la rentrée et demander soit un retour du concours en fin de 1ère année, soit un examen d’entrée.

Mais alors, pourquoi ne pas envisager de tout faire pour que les étudiants ratent leur année ? Renforçons la difficulté des partiels en janvier et en juin ! Supprimons la seconde session !

Et pourtant, comment oublier l’actuel manque de médecins relevés par le cadastre ? Celui-ci démontre que si l’État belge ne supprime pas le numerus clausus, nous courrons tout droit vers une pénurie de médecins. Par ailleurs, cette pénurie se fait déjà sentir puisque des centaines de médecins roumains viennent travailler chaque année en Belgique.

La FEF a une analyse bien différente et plus poussée que celle parue dans La Libre Belgique : le sous-financement, c’est-à-dire le manque de moyens financiers accordés à l’enseignement supérieur, est à l’origine de tous ces problèmes. Avec plus d’enseignants, plus de cours, plus de locaux adaptés, tous ces futurs médecins seraient convenablement formés. Le refinancement public, c’est la solution-clé pour un enseignement supérieur de qualité en Communauté française. La FEF demande depuis de nombreuses années un refinancement de l’enseignement à hauteur de 7% du PIB, dont 2% pour l’enseignement supérieur.

Ainsi, la FEF se joint aux acteurs qui demandent un refinancement de l’enseignement supérieur, dont la recherche.

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