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25 August 2010
Après trois années de campagne sur le coût des études, la FEF est heureuse de constater que de nombreux acteurs du débat public partagent ses préoccupations. La question du logement étudiant, et plus particulièrement de son coût, est aujourd'hui à la une d'un grand quotidien. Celui-ci se fait l'écho d'une idée plus toute fraîche du sénateur CDH Josy Arens, récemment repris par l'ASBL Unécof, proposant une déducti...

Déduire fiscalement le coût des kots, une fausse bonne idée

Après trois années de campagne sur le coût des études, la FEF est heureuse de constater que de nombreux acteurs du débat public partagent ses préoccupations. La question du logement étudiant, et plus particulièrement de son coût, est aujourd’hui à la une d’un grand quotidien. Celui-ci se fait l’écho d’une idée plus toute fraîche du sénateur CDH Josy Arens, récemment repris par l’ASBL Unécof, proposant une déduction fiscale de frais de logement pour les familles des étudiants kotteurs.

Ceci reviendrait en réalité à faire payer moins d’impôts aux familles qui paient le loyer d’un kot pendant l’année.

Sympathique à première vue, cette mesure présente de nombreux effets pervers lorsqu’on y réfléchit plus de deux minutes.

 

Une mesure favorable aux plus aisés

Le fait de déduire le loyer du kot de ses impôts implique le fait de payer un certain montant (élevé) d’impôts. Alors que cette disposition permettra aux ménages les plus favorisés de diminuer substantiellement le montant d’impôt qu’ils paient, les bas revenus – qui paient moins d’impôts – ne feront qu’une économie très faible dans l’opération[1]. C’est pourtant cette catégorie de ménages qui rencontre les plus grandes difficultés à financer les études de leurs enfants. Par ailleurs, les familles ne payant pas d’impôts (invalides, malades, sans emplois, pensionnés) ne peuvent être concernés par cette déduction.. L’exonération proposée avantagera les familles qui ont le moins besoin.

Quant aux étudiants qui ne dépendent plus de leurs familles (travailleurs ou bénéficiaires de l’aide sociale), ils sont tout simplement oubliés par la proposition CDH – Unécof. Ces étudiants sont pourtant ceux qui rencontrent le plus de difficultés à financer leurs études. 

 

Une mesure qui augmentera les loyers

Le véritable problème est celui du coût des loyers réclamés par les propriétaires des kots. Loin de proposer une quelconque modération de ce coût, la proposition conduira au contraire à une hausse des loyers. En effet, en rendant le kot avantageux fiscalement, on peut vraisemblablement penser que la demande pour ce type de logement augmentera. Dans les villes connaissant une pénurie, cette hausse de la demande provoquera une hausse des loyers. L’opération se révèlera donc particulièrement profitable pour les propriétaires, tandis que les étudiants de condition modeste seront, une fois encore, les grands perdants. 

 

La construction de logements étudiant publics : la seule solution 

Permettre aux étudiants de tous milieux de se loger dans les meilleures conditions possibles est un objectif primordial. Pour l’atteindre, la FEF propose la construction de résidences universitaires publiques, offrant 4000 chambres en région bruxelloise et 1000 en région wallonne. Un tel investissement réglerait à la fois le problème de l’offre qui se pose sur plusieurs sites, et celui du coût : l’intervention des pouvoirs publics sur le marché du logement étudiant permettrait une modération des loyers vers le bas. Outre un réel progrès dans l’accessibilité aux études, cet investissement se révèlerait également moins coûteux que les déductions fiscales proposées par le CDH et l’Unécof – que la Cour des Comptes estime à environ 200 millions d’euros.

Entre une politique fiscale avantageant les plus riches et un investissement public profitable à tous, la FEF a donc fait son choix. Aux ministres de faire le leur, et vite : la Communauté Française a beaucoup de retard à rattraper sur ses voisins dans le domaine. 

 


[1]Le crédit d’impôt serait plafonné à 450 euros par étudiant pour les faibles revenus, alors qu’une famille disposant de revenus élevés pourrait économiser le double ou le triple de cette somme du fait de la mesure (selon la quotité exemptée d’impôts dont elle profite par ailleurs).

 

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  1. 23 March 2011
    10 h 22 min

    nous tavaillons tous les deux avec faibles revenus.Nous n’avons pas droit à la bourse car nous gagnons 1000 euros en trop. Cependant l’année scolaire de notre fille nous coute 5000 euros par an. (kot et frais scolaire plus déplacement). après avoir payé le loyer , le kot, la voiture et les frais .Que nous reste t il? Il serait grand temps de trouver comment aider les familles. NE serait il pas préférable de baisser la plafond des revenus pour que les personnes a moyen revenu accède a la bourse d’étude. COMMENT VOULEZ VOUS que les gens ne soient pas dans le rouge quand il faut supporter des frais d’étude tous les mois sans aide??? On dit que les jeunes ne font plus d’étude mais ne croyez vous pas que ce sont parfois les parents qui n’en ont pas les moyens? le gouvernement est un ensemble de personnes au portefeuille bien rempli et qui se moque royalement des pauvres gens car eux n’ont aucune difficulté pour payer les études de leurs enfants et certainement pas non plus pour remplir leur cuve de mazouth. En résumé , on est seul et on reste seul face à toutes ses difficultées.

    georges
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