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thumbnail La Ligue des familles épingle le coût des études
12 August 2010
L’asbl La Ligue des familles, qui avait soutenu la campagne ResPACT, a publié cette semaine les résultats de l’enquête sur le coût des études réalisée auprès de sept familles.

L’asbl La Ligue des familles, qui avait soutenu la campagne ResPACT, a publié cette semaine les résultats de l’enquête sur le coût des études réalisée auprès de sept familles.

Malgré que la Belgique se soit engagée à proposer un enseignement obligatoire et supérieur qui tende vers la gratuité, le constat de la Ligue des familles est sans appel : on est encore loin de cet objectif.

L’enseignement supérieur ne fait pas exception

Un volet de cette étude, disponible ici, porte sur le coût des études supérieures. « Un coût qui renforce le risque de précarité des parents » souligne cette association. Au mois de septembre, le coût des études supérieures représente 74% du budget mensuel moyen. Sont particulièrement visés le coût du minerval, les conditions trop restrictives pour bénéficier d’allocations d’études et le logement étudiant.

De plus, la Ligue des familles rappelle que l’emploi étudiant est le corollaire de cette situation de précarité vécue par des familles dites de la classe moyenne et jugées « pas assez pauvres ».

« Le nombre d’étudiants obligés de travailler pour financer leurs études va croissant. A ce propos, la Fédération des Etudiants Francophones souligne qu’étudier est en soi un travail à temps plein. De plus, travailler et étudier en même temps diminue les chances de réussite. »

 

Pour un refinancement public de l’enseignement

 

La Fédération des Etudiants Francophones est déjà engagée depuis plusieurs années dans le combat pour la diminution du coût des études, via les campagnes ResPACT et Sauvez Wendy. La FEF ne peut que rejoindre le constat dressé par La Ligue des familles.

Cette année, la FEF continuera son combat pour la réduction du coût des études dans sa prochaine campagne, tout en demandant un refinancement public de l’enseignement à hauteur de 7% du PIB (dont 2% pour l’enseignement supérieur). Car, faute de financements suffisants de l’Etat, le coût de l’enseignement (tant obligatoire que supérieur) constituera un problème pour les familles.

Par ailleurs, sans moyens financiers supplémentaires, la tentation est grande pour certains établissements de demander aux étudiants (et à leur famille) d’en payer les pots cassés via des frais d’inscription supplémentaire non justifiés ! Une situation que la FEF ne laissera pas se répéter !

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