Ecoliers et étudiants étaient dans les rues de Liège aujourd’hui pour manifester leur mécontentement.
La Fédération des Etudiants Francophones et le Comité des Elèves Francophones ont soutenu cette action. Une délégation de la FEF, du CEF et des représentants étudiants de la Haute Ecole de Liège a été reçue cet après-midi par le bourgmestre de la ville de Liège, Willy Demeyer.
A l’issue de cette rencontre, il est ressorti que la ville de Liège ne pouvait faire face aux nécessités étudiantes, avançant l’argument des contraintes légales et budgétaires.
Le Bourgmestre a proposé, en vain, de lui remettre un dossier répertoriant les différents problèmes rencontrés par les étudiants et les élèves. A terme, il envisage de créer une commission communale en charge d’entériner les constats déjà relevés.
Mais, devant la somme à avancer, M. Demeyer avance déjà le manque de deniers publics pouvant financer les réparations nécessaires. Au mieux, promet-il de déplacer quelques ouvriers communaux afin de rafraîchir les façades les plus nécessiteuses. Et de nous rediriger vers la Communauté française pour trouver les moyens financiers.
Que faudra-t-il de plus pour que le refinancement de l’enseignement soit à l’ordre du jour dans le planning de la Communauté française ?
Lorsqu’on voit ces étudiants et élèves liégeois étudier dans des conditions aussi critiques, on sait alors que le refinancement de l’enseignement que réclament le CEF et la FEF n’est plus une nécessité, mais une urgence pour atteindre un enseignement public, de qualité et accessible à tous!