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thumbnail International : Les études coûtent trop cher!
17 novembre 2010
Faisons-le point sur l’actualité estudiantine à l’étranger à l’occasion de la journée internationale de l’étudiant, ce 17 novembre 2010.

Alors que la FEF et les étudiants de la Communauté française se mobilisent pour la réduction du coût des études, on enregistre à l’étranger de plus en plus de manifestations d’étudiants pour la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur et la diminution du coût des études…

Une mobilisation massive Outre-manche

En Irlande et au Royaume-Uni, des manifestations regroupant plusieurs dizaines de milliers d’étudiants se multiplient.

Les étudiants britanniques ont du faire face récemment à l’annonce du triplement de leurs frais d’inscriptions (jusqu’à 9.000£, soit 10.600€) et d’une coupe de 40% dans le budget dédié à l’enseignement supérieur. Le syndicat étudiant, the National Union of Students (NUS), a réuni 52.000 étudiants lors de la dernière marche organisée le 10 novembre dernier à Londres. Il n’y avait plus eu d’aussi forte manifestation d’étudiants depuis plusieurs années.

Le gouvernement se défend en précisant que ce nouveau système sera plus égalitaire pour les étudiants de condition modeste… En effet, ils ne devront pas avancer d’argent au moment de l’inscription. Mais ils devront rembourser ce « prêt public » lorsqu’ils auront terminé leurs études et toucheront 21.000£ ou plus.

En Irlande, ils étaient 40.000 étudiants à répondre à l’appel à la mobilisation lancé par l’Union of Students in Ireland (USI), le 4 novembre à Dublin. USI a récemment lancé une campagne contre le coût trop élevé des frais d’inscriptions. Une décision prise peu après l’annonce par le gouvernement d’un doublement de ces frais jusqu’à 3.000€, dès 2011. Les étudiants manifestent également contre une possible baisse de 10% du montant des bourses d’études.

De l’Autriche au Canada, même combat

A Vienne, fin octobre, ils étaient 20 000 à manifester contre les coupes dans l’enseignement. Le gouvernement autrichien compte économiser 1,6 milliard d’euros, en 2011, notamment par la suppression des bourses pour les étudiants de 19 à 26 ans. Une décision que rejette fermement l’Union estudiantine nationale autrichienne : « L’Autriche  a déjà 17% d’étudiants en moins dans les études supérieures, par rapport à la moyenne des pays développés de la planète. »

Au Canada, en Ontario, les étudiants demandent « des bonbons, pas des bêtises » (en clin d’œil à Halloween). 6 300$, c’est ce que coûte en moyenne une année universitaire en Ontario, sans compter les éventuels frais d’hébergement, de nourriture ou de loisirs. Sans compter que depuis l’annulation du gel des frais de scolarité par le gouvernement en place en 2006, ces frais augmentent de 4 à 8% tous les ans. La Fédération canadienne des étudiants et étudiantes, qui revendique 300.000 membres, a organisé une action symbolique le 28 octobre et lancé une pétition pour la réduction du coût des études et un réinvestissement du public pour améliorer les conditions de vie des étudiants.

On rit jaune au pays du Soleil levant

Le Japon est également frappé par la crise économique. Les jeunes doivent souvent jongler entre petits boulots et études. Et ce même s’ils ont obtenu une bourse.

Le logement est particulièrement problématique. Ainsi, pour koter à proximité de l’université de Waseda, la plus prestigieuse de la capitale nippone, les étudiants sont souvent obligés de louer une chambre à un prix exorbitant. Exemple repris du Courrier International : « Chambre de 4,5 tatamis (7,5 m²), toilettes sur le palier, à trois minutes du bain public, 30 000 yens (270€) par mois. » D’ailleurs, il n’est pas rare d’y voir des appartements d’à peine 15m² loués par plusieurs étudiants au budget très serré.

Une réalité très dure, surtout lorsqu’on sait que les frais d’inscriptions pour une année d’étude s’élèvent à 1 million de yens (8.900€). C’est pour combattre ces injustices qu’a été créé le Gakuhi Zero Net, un réseau de militants pour la suppression des frais de scolarité. Car il faut rappeler qu’une telle somme dans un pays qui était encore considéré comme pauvre en 1950 est souvent très dure à réunir pour des étudiants issus de conditions modestes.

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17 novembre 2010
16 h 59 min

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