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thumbnail Enquête PISA : Pas de quoi se réjouir!
8 décembre 2010
Le Comité des élèves francophones (CEF) et la Fédération des étudiants francophones (FEF) ont pris connaissance des résultats de l’enquête PISA commandée par l’OCDE. Contrairement à la ministre cdH de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet, nous n’y trouvons pas matière à nous réjouir. Au contraire. Dans cette...

Le Comité des élèves francophones (CEF) et la Fédération des étudiants francophones (FEF) ont pris connaissance des résultats de l’enquête PISA commandée par l’OCDE. Contrairement à la ministre cdH de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet, nous n’y trouvons pas matière à nous réjouir. Au contraire.

Dans cette étude, une évidence apparaît : c’est en Communauté française que l’écart est un des plus creusés entre élèves forts et élèves faibles. Pour le CEF et la FEF, la question de l’inégalité scolaire rejoint la problématique de l’inégalité sociale. Comme d’autres études l’ont prouvé précédemment, les élèves « forts » viennent principalement de milieux aisés alors que les élèves « faibles » sont issus de familles à revenus plus modestes. Pour cette raison, la FEF et le CEF défendent un enseignement public, de qualité, égalitaire et accessible à tous.

Autre sujet d’inquiétude : le redoublement. Est-il normal que plus de la moitié des élèves en Communauté française évalués par PISA ne soient pas dans l’année où ils devraient être ? Est-il normal de recourir au redoublement si systématiquement en Communauté française ? Alors qu’il est prouvé que cela n’aide en rien l’élève concerné ! Ainsi, les pays ayant supprimé le redoublement (Finlande) sont en tête de ce classement.

Une autre donnée semble échapper aux résultats de l’enquête PISA. 30% des jeunes quittent l’enseignement secondaire, en Communauté française, sans diplôme. Ce chiffre est on ne peut plus alarmant et se rajoute au constat d’inégalité au sein de notre système éducatif.

Pour améliorer l’enseignement secondaire, dans le but d’aider les élèves et non, comme le souhaite la ministre, d’améliorer le seul classement international de la Communauté française, le CEF et la FEF proposent un refinancement de l’enseignement à hauteur de 7% du PIB dont 2% pour l’enseignement supérieur.

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20 décembre 2010
19 h 06 min

Puisque vous avez si bien décortiqué le rapport PISA, vous avez peut-être lu qu’il n’y avait pas de lien direct entre le budget de l’enseignement et les résultats des élèves. Et si on commençait par dépenser plus intelligemment les ressources disponibles?

Un étudiant
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