Ces deux dernières semaines, dans le cadre de la campagne Wendy contre-attaque, 600 étudiants ont manifesté dans cinq villes à forte population étudiante de la Communauté française pour demander la réduction du coût des études et le refinancement de l’enseignement. Dans le même délai, 6400 personnes ont signé une carte postale Wendy lors des différents stands et autres actions sur le terrain.
Bruxelles. Ils étaient 200 étudiants, ce 24 novembre, à répondre à l’appel au rassemblement devant le cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt. Après une courte marche de la place Louise jusqu’à la place Stéphanie, les étudiants ont scandé sous les fenêtres du ministre des slogans prônant la réduction du coût des études par plus de moyens publics. Vania, étudiante à l’HELB, témoigne : « Par rapport à l’action symbolique de l’an passé, (Ndlr : le 24 novembre 2009, place Stéphanie), on a eu beaucoup plus de monde à ce rassemblement, malgré le froid. Les gens étaient vraiment réceptifs et motivés. Ils ont participé de bout en bout à l’action. L’ambiance était super. Lors de la signature de la pétition géante, tous les étudiants voulaient signer et mettre un mot au ministre avant qu’une délégation n’aille la déposer au cabinet Marcourt. Et puis j’ai été frappée par la symbolique du crayon géant (porté par des étudiants) tiré sur une très large cible, qui représentait le coût des études. C’était un moment chargé d’émotion… Car nous espérons vraiment que le coût des études va diminuer, que nous soyons boursiers ou non ! »
A Liège, 300 étudiants ont manifesté le 17 novembre pour un refinancement de la Communauté française et donc de l’enseignement. « Du blé pour étudier » scandaient les étudiants présents, venus des différentes institutions d’enseignement supérieur de Liège (ULg, HEL, HEPL-Barbou, HE Charlemagne-Rivageois) et de l’enseignement secondaire (Athénée Waha à Liège). En tête du cortège, les étudiants de l’ISET (Haute Ecole de la Ville de Liège) ont rappelé les conditions dans lesquelles ils devaient étudier : locaux insalubres, matériel hors d’âge, ni cafétéria ni toilettes propres.
D’autres rassemblements ont eu lieu à Namur, Louvain-la-Neuve et à Mons. A chaque fois, les étudiants ont répondu présents pour défendre un enseignement supérieur où le prix des logements, des transports, des stages, des syllabus ou encore du minerval ne serait plus un poids pour l’étudiant. Tous ont réclamé une réduction du coût des études par plus de moyens publics. Un refinancement de l’enseignement est nécessaire pour atteindre un enseignement public, de qualité et accessible à tous.
La FEF, avec sa campagne Wendy contre-attaque ne s’arrête pas là ! Pour en savoir plus, surfez sur le site WCA et signez online notre carte postale.