I. La première pétition porte sur le respect du Décret Wendy.
II. Non à la sélection à l’entrée! La deuxième pétition touche tous les étudiants et s’intitule “Je massacre socialement, une campagne du ministre Marcourt”. (ministre (PS) de l’enseignement supérieur en Communauté Française de Belgique)
I. Respect du Décret Wendy !
En signant cette pétition, vous soutenez :
- Les acquis du décret Wendy
- L’exigence d’un refinancement public de l’enseignement à hauteur de minimum 7% du PIB dont 2% pour l’enseignement supérieur.
L’an passé, après deux ans de mobilisation et de persévérance, les étudiants avec leur syndicat, la FEF, ont obtenu une double victoire.
Premièrement nous avons gagné le débat public sur le coût des études : payer pour étudier ne va pas de soi. Deuxièmement, nous avons obtenu un décret, le décret Wendy, qui reprends certaines de nos revendications : le gel du minerval pour les 4 années à venir, la gratuité du minerval pour les boursiers, la gratuité des supports de cours pour les boursiers et la réduction du minerval intermédiaire.
Toutefois, le Ministre Jean-Claude Marcourt n’a pas prévu le budget nécessaire. Cette situation permet à certaines autorités des universités, Hautes-écoles et Ecoles supérieures de Arts de remettre en question ce décret.
Nous, les étudiants et leur syndicat, la FEF, ne lâcherons pas notre acquis et refusons que le Ministre étouffe les établissements déjà en difficulté.
II. Non à la sélection à l’entrée!
Dans la Déclaration Politique Communautaire (DPC), le PS rappelait son opposition à un système anti-social qu’est l’examen d’entrée :
« Mettre fin aux systèmes de sélection producteurs de pénuries. Les systèmes de sélection à l’œuvre dans certaines filières d’étude sont dangereux car ils créent des pénuries dans des fonctions pourtant indispensables à notre développement économique et au renforcement de notre système social /…/ Cette sélection est d’autant plus injuste qu’elle frappe plus durement les étudiants issus de milieu populaire. Le PS souhaite que désormais les jeunes puissent choisir leur orientation librement sans craindre d’être refoulés pour des raisons non liées à leur réussite. »
Le vendredi 8 avril, nous apprenions que Jean-Claude Marcourt s’apprêtait à présenter un projet de décret sur l’enseignement supérieur en Communauté Française de Belgique. Quatre pistes sont à l’étude (source Le Soir, 28/04/11) :
1. La médecine en 7 ans. Trois années de bachelier et quatre années de master et maintien du moratoire.
2. La médecine en 6 ans. Comme pour la première option, on maintient les effets du moraoitre sur les mesures particulières de limitation d’accès aux études en médecine et dentisterie, communément appelées “numerus clausus”, avec une année de master supprimée.
3. Six ans et une année polyvalente facultative. Réduction des études et création d’une année d’étude “polyvalente” permettant à ceux qui le souhaiteraient, à la lueur d’une “évaluation obligatoire sans être contraignante”, de combler leurs manques ou de s’orienter vers d’autres filières.
4. Etudes en six ans et année polyvalente pour tous. Réduction à six ans mais accès aux études de médecine et dentisterie conditionnées à la réussite de la première année polyvalente.
L’enseignement doit rester un droit et non un privilège ! Chaque étudiant a le droit d’entamer les études supérieurs quelque soit son milieu, quelque soit l’école d’où il vient et ce, en tout égalité.
Pour la médecine :
-Cet examen d’entrée se baserait sur des sciences fondamentales (math, chimie, physique) et sur la connaissance du néerlandais. Les étudiants étrangers ou ceux n’ayant pas eu de cours de néerlandais en secondaire se verraient donc empêcher d’entrer en médecine.
-Chaque étudiant ratant cet examen serait envoyé vers une année propédeutique de chimie, physique et math. Les universités se plaignent d’un manque de moyens, quid de rajouter une année supplémentaire ? Quid des étudiants ayant choisi des options non scientifiques en secondaire ?
-La Fédération Wallonie-Bruxelles est connue en Europe pour sa disparité de niveaux entre écoles secondaires. Les étudiants seront sélectionnés non pas sur leur capacité de réussir l’université mais sur leur niveau à la sortie du secondaire. Comment évaluer l’étudiant sur ce qu’il n’a pas encore appris ?
-Couplé à cet examen d’entrée et secondairement à la pénurie déjà bien présente, un rallongement du temps des années de spécialités serait un projet déjà conséquent à cette mesure. Le non respect des lois règlementant les conditions de travail des médecins spécialiste en formation ne sera que non respectée avec un effectif réduit.
-Il y a un mois, le ministre Marcourt prétendait publiquement dans la presse qu’il s’opposait à un système d’examen d’entrée. Trois semaines plus tard, il confirme qu’il travaille sur un examen d’entrée. Une conclusion s’impose : Jean-Claude Marcourt est incohérent. Nous nous inquiétons beaucoup pour sa santé mentale : dire le tout et son contraire à un mois et demi d’intervalle évoque précisément une pathologie psychiatrique : la schizophrénie.
-Limiter les étudiants en médecine veut dire limiter le nombre de médecins à être diplômés. Or, il y a une pénurie criante de médecins sur le terrain !
A votre tour, signez cette pétition et faites-la circuler sur les réseaux sociaux et par mail.