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thumbnail Démission du président du conseil fédéral
8 November 2011
Le président du conseil fédéral , Ludovic Voet, a présenté ce lundi 7 novembre sa démission. Vous trouverez ici sa lettre. Merci de ne pas le confondre avec le président de la FEF, Michael Verbauwhede.

Chers membres de la FEF,

Cela fait quelques semaines que je cogite. Face à l’agitation, je n’ai pas voulu réagir dans la précipitation. Il me semble qu’un choix s’impose à moi. Je ne pense pas que les troubles actuels autour de la FEF soient de ma responsabilité. Mon engagement partisan est connu depuis bien longtemps et n’a jamais posé aucun problème. Mais depuis ma réélection au CF, nous naviguons en eaux troubles. On peut déplorer l’ambiance il n’empêche qu’elle est un état de fait.

Ma sortie de la Fédération, de longue date, est prévue pour décembre pour motifs privés. Les récents évènements m’ont amené à réfléchir à avancer cette sortie. Cela fait 5 ans et demi que j’ai mis les pieds pour la première fois en Conseil Fédéral, je ne suis pas à 30 jours près. Tenir un mois de plus pour finir mon engagement en beauté, sans accroc, aurait signifié ne pas comprendre la situation dans laquelle la Fédération se trouve.

Par contre, pour la Fédération le temps presse. Sa crédibilité est en partie mise en cause par ma faute et par mes actes hors FEF. Je pense qu’en laissant libre immédiatement la place de président du Conseil Fédéral, la FEF pourra procéder à un remaniement qui – je l’espère – contribuera à apporter apaisement l’unité, le pluralisme et la transparence au sein de la Fédération. Trois objectifs auxquels je souscris pleinement..

J’ai fait un mauvais choix en travaillant simultanément à la construction d’un groupe de Comac, le mouvement de jeunes du PTB, à Mons et à tenir la barre de notre organe législatif. Je ne considère pas avoir mélangé les genres dans mon travail quotidien, mais j’ai mal estimé le contexte qui demandait plus d’efforts unitaires. Cette erreur revient comme un boomerang pour la FEF et sert de prétexte à la déstabiliser. Je m’en excuse. J’espère que mon départ soulagera la FEF et que mon successeur sera plus prudent.

Je tenais bien entendu à mettre en avant une partie non négligeable du travail que j’ai effectué à la Fédération depuis mon accession à la vice-présidence du Conseil Fédéral avec Édouard Dieudonné en 2009. Le travail de revitalisation de notre Conseil Fédéral a occupé une grande partie de mon temps depuis. Le défi était énorme. Les attentes aussi. Aujourd’hui, il faut dire que le défi a été relevé. La participation au Conseil Fédéral a doublé en deux ans, les temps de débat également. Les conseillers reçoivent une information bien plus complète sur les activités de la FEF que lorsque je suis arrivé au CF en mai 2006. La formule du Conseil Fédéral en week-end, impulsée par Édouard Dieudonné et moi-même, a fait ses preuves. Et pourtant, ces points positifs que je tire de mon travail appellent des défis encore plus grands, et des défauts de jeunesse. La participation au CF peut être augmentée, elle est aussi très inégale (disproportion universités/hautes écoles). Les débats gagneraient à être mieux préparés, plus pris à coeur par chacun pour converger vers des décisions fédératrices. La participation plus forte appelle bien entendu des attentes plus fortes en terme de démocratie, de transparence. Le défi n’est pas encore gagné sur ce point. Gérer une prise de décision à 50-60, venant de tout horizon, c’est autre chose que lorsque nous étions 20-30 autour de la table. Malheureusement, ce n’est pas parce qu’on fait du bon travail pendant 2 ans qu’on est à l’abri des erreurs. Et il faut savoir en tirer les conclusions nécessaires.

En conclusion, par le présent mail je vous signifie ma démission de la présidence du Conseil Fédéral. Comme le règlement d’ordre intérieur le prévoit, je vais lancer un appel à candidature pour le poste de président du Conseil Fédéral que nous élirons ce samedi. Le poste de vice-président étant lié à celui de président, ma chute entraine formellement celle de Jérôme Lechien. Bien entendu, il est tout à fait en droit de se présenter. Je sais que ça ne laisse que peu de temps à chacun pour se retourner, mais je me dois de respecter les statuts. Après discussion avec le Comex hier, je compte venir à Mons pour vous signifier officiellement ma démission et procéder à l’élection du nouveau président. Je me tiendrais également à disposition de mon/mes successeurs pour toute question éventuelle.

Merci pour tous les moments passés ensemble, pour le chemin parcouru, pour ce que nous avons accompli. Comme le disait notre dernier trésorier, Thomas Lesuisse, « La FEF vit, la FEF vivra ».

Bizz,
Ludo

Chers membres de la FEF,

Cela fait quelques semaines que je cogite. Face à l’agitation, je n’ai pas voulu réagir dans la précipitation. Il me semble qu’un choix s’impose à moi. Je ne pense pas que les troubles actuels autour de la FEF soient de ma responsabilité. Mon engagement partisan est connu depuis bien longtemps et n’a jamais posé aucun problème. Mais depuis ma réélection au CF, nous naviguons en eaux troubles. On peut déplorer l’ambiance il n’empêche qu’elle est un état de fait.

Ma sortie de la Fédération, de longue date, est prévue pour décembre pour motifs privés. Les récents évènements m’ont amené à réfléchir à avancer cette sortie. Cela fait 5 ans et demi que j’ai mis les pieds pour la première fois en Conseil Fédéral, je ne suis pas à 30 jours près. Tenir un mois de plus pour finir mon engagement en beauté, sans accroc, aurait signifié ne pas comprendre la situation dans laquelle la Fédération se trouve.

Par contre, pour la Fédération le temps presse. Sa crédibilité est en partie mise en cause par ma faute et par mes actes hors FEF. Je pense qu’en laissant libre immédiatement la place de président du Conseil Fédéral, la FEF pourra procéder à un remaniement qui – je l’espère – contribuera à apporter apaisement et sérénité dans les débats. Le tout, dans le but de renforcer l’unité, le pluralisme et la transparence au sein de la Fédération. Trois objectifs auxquels je souscris pleinement..

J’ai fait un mauvais choix en travaillant simultanément à la construction d’un groupe de Comac, le mouvement de jeunes du PTB, à Mons et à tenir la barre de notre organe législatif. Je ne considère pas avoir mélangé les genres dans mon travail quotidien, mais j’ai mal estimé le contexte qui demandait plus d’efforts unitaires. Cette erreur revient comme un boomerang pour la FEF et sert de prétexte à la déstabiliser. Je m’en excuse. J’espère que mon départ soulagera la FEF et que mon successeur sera plus prudent.

Je tenais bien entendu à mettre en avant une partie non négligeable du travail que j’ai effectué à la Fédération depuis mon accession à la vice-présidence du Conseil Fédéral avec Édouard Dieudonné en 2009. Le travail de revitalisation de notre Conseil Fédéral a occupé une grande partie de mon temps depuis. Le défi était énorme. Les attentes aussi. Aujourd’hui, il faut dire que le défi a été relevé. La participation au Conseil Fédéral a doublé en deux ans, les temps de débat également. Les conseillers reçoivent une information bien plus complète sur les activités de la FEF que lorsque je suis arrivé au CF en mai 2006. La formule du Conseil Fédéral en week-end, impulsée par Édouard Dieudonné et moi-même, a fait ses preuves. Et pourtant, ces points positifs que je tire de mon travail appellent des défis encore plus grands, et des défauts de jeunesse. La participation au CF peut être augmentée, elle est aussi très inégale (disproportion universités/hautes écoles). Les débats gagneraient à être mieux préparés, plus pris à cœur par chacun pour converger vers des décisions fédératrices. La participation plus forte appelle bien entendu des attentes plus fortes en terme de démocratie, de transparence. Le défi n’est pas encore gagné sur ce point. Gérer une prise de décision à 50-60, venant de tout horizon, c’est autre chose que lorsque nous étions 20-30 autour de la table. Malheureusement, ce n’est pas parce qu’on fait du bon travail pendant 2 ans qu’on est à l’abri des erreurs. Et il faut savoir en tirer les conclusions nécessaires.

En conclusion, par le présent mail je vous signifie ma démission de la présidence du Conseil Fédéral. Comme le règlement d’ordre intérieur le prévoit, je vais lancer un appel à candidature pour le poste de président du Conseil Fédéral que nous élirons ce samedi. Le poste de vice-président étant lié à celui de président, ma chute entraine formellement celle de Jérôme Lechien. Bien entendu, il est tout à fait en droit de se présenter. Je sais que ça ne laisse que peu de temps à chacun pour se retourner, mais je me dois de respecter les statuts. Après discussion avec le Comex hier, je compte venir à Mons pour vous signifier officiellement ma démission et procéder à l’élection du nouveau président. Je me tiendrais également à disposition de mon/mes successeurs pour toute question éventuelle.

Merci pour tous les moments passés ensemble, pour le chemin parcouru, pour ce que nous avons accompli. Comme le disait notre dernier trésorier, Thomas Lesuisse, « La FEF vit, la FEF vivra ».

Bizz,
Ludo

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